ARTICLE EN SEXOTHERAPIE FEMININE
Psychothérapie
Sexothérapie
Sexotherapie féminine- Le Vaginisme –
Etude de cas de vaginisme secondaire
Plan :
I-Définition du vaginisme :
- Vaginisme primaire, Vaginisme secondaire
- Les causes possibles
- Le traitement
II- Etude de cas : Juliette
- Le diagnostic
- Le traitement
- Conclusion
I- Définition du vaginisme :
Le vaginisme est la difficulté persistante ou récurrente de la femme à permettre l’introduction vaginale d’un pénis, d’un doigt ou de tout objet (un tampon applicateur par exemple), malgré son désir de le faire. Il se traduit par la contracture spasmodique involontaire des muscles vaginaux et péri vaginaux du plancher pelvien au moment de la pénétration dans le vagin. Cette contracture rend la pénétration impossible ou, du moins, très douloureuse. Dans le cas de douleurs vaginales lors des rapports sexuels, on parle alors de dyspareunie.Cette contracture musculaire est réflexe, elle est donc totalement involontaire
Ce dysfonctionnement résulte semble t’il, d'une phobie liée au rapport sexuel. Les causes sont diverses : douleurs, traumatismes anciens, éducation sexuelle trop rigide, phobies des maladies sexuellement transmissibles, peur de la grossesse, etc.
La phobie est « une crainte excessive, maladie de certains objets, actes, situations ou idées ». In Le petit Robert.Le vaginisme se situe donc dans le large domaine de la peur, plus particulièrement des peurs sexuelles.
On distingue deux types de vaginisme : le vaginisme primaire et le vaginisme secondaire.
° Vaginisme primaire :
- Le vaginisme primaire survient lors des premières relations sexuelles : impossibilité d’introduction du pénis ou douleurs importantes rendant le rapport sexuel très désagréable. Il amène à l’échec toute tentative de pénétration.
° Vaginisme secondaire
- Le vaginisme secondaire survient après une période pendant laquelle les rapports sexuels se sont déroulés sans provoquer de douleurs.
Les causes possibles:
Les causes possibles du vaginisme sont très diverses et le plus souvent multidimensionnelles d’ordre psychologique et physiologique.
Son origine correspond à un symptôme phobique d’évitement, souvent du à l’anticipation de la douleur physique et/ou de la souffrance mentale. Il s’agira donc, de porter attention à l’expérience subjective et au vécu du sujet, dans son contexte psycho relationnel.
Les causes possibles :
° Une éducation rigide où la sexualité est tabou. Du moins où la sexualité est associée à des sentiments de honte, de dégoût, de culpabilité de peur.
° Une première expérience brutale, douloureuse, mal vécue
°Un abus sexuel : ou agressions sexuelles de toutes natures viol ou tentative de viol, inceste…
° La méconnaissance du schéma corporel induisant une non-représentation ou une mauvaise représentation du corps et des organes génitaux : La femme dans ce cas ne connaît pas son corps, n’a parfois jamais regardé avec une glace son sexe, n’a jamais introduit un doigt dans son vagin. Elle peut alors se représenter un vagin trop étroit, un hymen obstruant l’orifice vaginal : elle anticipe donc la peur à toute pénétration éventuelle.
° Un choc psychologique, traumatique : agression, viol…
° Une incompatibilité avec le partenaire (partenaire imposé par exemple)
° Une maladie sexuellement transmissible
° Les suites d’un cancer du col de l’utérus
° Crainte de la grossesse (ambivalence par rapport à un désir d’enfant)
° Un accouchement difficilement vécu…
Le traitement :
Les causes possibles du vaginisme sont très diverses, le traitement dépendra du diagnostic posé.
« La sexothérapie est multiréférentielle elle met en jeu le biologique, le génital, le corporel, l’affectif, l’émotionnel, le relationnel, le social, le transgénérationnel et le spirituel » ( Charles Gellmann in Créativité en sexotherapie –article sur www.sexoformation.fr)
Il est indispensable d’aborder le traitement d’une façon globale : notamment d’un point de vue à la fois physique (corporel) et psychologique.
Dans un premier temps un contrôle gynécologique est indispensable pour éliminer toute anomalie physique ou maladie sexuellement transmissible.
Ces causes une fois exclues, il s’agira dans l’anamnèse psychologique et sexologique, qui va prendre souvent plusieurs séances, de déterminer les causes possibles de cette peur excessive de la sexualité chez la femme.
Une attention particulière sera portée sur le vécu de la femme, les associations libres qu’elle fera en séance permettront de faire lien entre son symptôme sexuel et le contexte psychosocial relationnel de son expérience humaine.
Du fait du tabou entourant la sexualité le vaginisme et les dyspareunies sont encore trop peu connues alors qu’ils se soignent très bien chez les patientes motivées une fois le diagnostic correctement établi.
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